L'éducation Conductive ou méthode Petö

L’Education Conductive est un « pédagogie» ou « méthode » éducative imaginée puis implantée en Hongrie dans les années 50 par le docteur Andréas Petö.

Dans un contexte d’après guerre, où les enfants infirmes moteur cérébraux (IMC) étaient laissés à l’abandon dans les orphelinats, il fut le premier à s’intéresser à leur sort et fut le premier à considérer le handicap comme un défi éducatif et non comme un problème biologique et physique.

Il développa alors une éducation humaniste et ouverte, qui séduit alors professionnels et familles d’autres pays et connu alors un essor important dès les années 60.

Cette pédagogie s'adresse au départ aux IMC mais elle s’est ensuite intéressée à l’accompagnement des enfants polyhandicapés.

Le centre Petö de Budapest se développa et assurera une formation des conducteurs en plus de l’accueil de nombreux enfants.

La méthode est aujourd’hui reconnue dans de nombreux pays : 170 centres dans le monde.

  • La formation des conducteurs est maintenant assurée également en Angleterre, aux Etats Unis et en Israel.

  • L’éducation conductive est inscrite dans la loi en Norvège  comme un droit pour les enfants handicapés.

  • En Belgique, une formation spécifique « éducation conductive » est disponible et est accessibles aux professionnels du handicap par le biais d’un module complémentaire à leur formation de base.

  • Il existe des centres en Allemagne, Belgique, Suisse, Espagne, Angleterre, USA, Australie, Japon, Israël…

En France, il existe aujourd’hui  plusieurs centres permanents et temporaires d’éducation conductrice:

  • 6 Centres permanents: l'association EHM8 de Pouilly-sur-Loire (58), Centre d'éducation conductive de Bayeux (14), le CEC du Gard (30), l'association la Maison Escargot de Plédéliac (22), Le CEC du Grand Est et le CEC du Tarn.

  • 2 Centres temporaires: l'association SEIMC de Maucomble (76) et l'autre par l'AFPEC de Laval (53).

D’autres projets de création de Centre d’Education conductive sont en cours : Paris, Dijon, Nantes…

Trois de ces centres (CEC de Bayeux , CEC de Maucombe et la maison escargot de Plédéliac dans les Côtes d’Armor) sont reconnu par leurs Agences Régionales de santé (ARS) et bénéficient d’un financement publique.

Les autres centres fonctionnent par des subventions publiques et privées et plusieurs d'entre eux ont entamés des démarches pour obtenir une reconnaissance publique.

L'enfant au coeur de tout

Ce système d'éducation se base sur la confiance en l'enfant et en ses capacités de se développer et de grandir.

La finalité de l'éducation conductive est l’approche de « l’autonomie fonctionnelle » des personnes éduquées.

Son but fondamental est de permettre aux enfants de se débrouiller dans la vie quotidienne.

 En éducation conductive, on parle de passer de la « dysfonction » à « l'orthofonction »; l'orthofonction étant définie comme la capacité à s'adapter aux exigences de son environnement social.

On tente alors de les conduire vers le maximum d’autonomie possible et atteignable.

Il vise à donner à l’enfant des moyens pour affronter diverses situations de vie et apprendre à trouver des solutions pour franchir les obstacles rencontrés.

L’éducation conductive est basée sur l’idée que, malgré l’atteinte neurologique, le système nerveux possède encore la capacité de former de nouvelles connexions neuronales : c’est le principe de « plasticité cérébrale ».

Cette capacité s’opère grâce à des apprentissages actifs correctement « conduits ».

Les parents occupent une place importante. La démarche pense aussi le fonctionnement de toute l’équipe pluridisciplinaire autour d’un fil conducteur.

Pour l’enfant polyhandicapé, cette démarche a comme avantage de se centrer sur la personne plutôt que sur diverses fonctions « traitées » par des professionnels de disciplines différentes.

Un autre regard est ainsi porté sur lui. Mettant de côté des incapacités pour se concentrer sur ses possibles. Une vision enfin POSITIVE.

Le lien entre pédagogie et thérapie est très fort.

Education Conductive Association des carrés dans des ronds

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L'approche

L’approche de l’enfant par le professionnel est globale et continue tout au long de la journée.  De l’arrivée de l’enfant à l’école jusqu’à son départ, et de part la guidance parentale, se transpose à la maison dans l’accompagnement des gestes du quotidien et dans la vision positive de l’enfant et de son handicap.

Cette méthode permet donc à la structure de fonctionner comme une école spécialisée, avec un accueil quotidien, des enseignants dispensant des ateliers spécifiques d’apprentissages dans les diverses domaines de compétences (moteur, sensoriel, cognitif, social, communication…) de manière transversale et continue.

 L’enfant dispose donc d’un véritable et précieux statut d’élève, comme les autres.

 

Le travail se fait majoritairement en groupe comme source d’émulation et de motivation. L’enfant n’est jamais laissé seul face à une difficulté. Les encouragements sont omniprésents.

Ces modalités de travail en groupe permettent également de favoriser les échanges et contacts des enfants entre eux. Ceci est précieux lorsqu’on sait à quel point le polyhandicap entrave gravement les processus de communication (absence de langage verbal, troubles autistiques…).

L’ambiance de travail y est douce, positive, joyeuse. L’enfant doit se sentir bien afin de solliciter le plus possible sa motivation, son envie de faire et ainsi être acteur de ses apprentissages.

Le travail repose également sur le lien entre langage et mouvement. Chaque exercice est accompagné d’une comptine, chanson, rythme, décompte… appelé « intention rythmique ». Cela aide la mémorisation, l’anticipation, l’intégration.

Les apprentissages sont organisés en « routines » et chaque geste du quotidien y est décomposé et effectué par l’enfant (avec une guidance réajustée sans arrêt pour permettre de gagner de plus en plus en autonomie d’action).

C’est par la répétition de chaque geste en situation réelle d’utilisation ou sous forme de jeux que les apprentissages se feront.

L’expérience, la répétition sont utilisées comme moyens d’action de remobilisation neurologique et d’intégration.

© Réalisé par Audrey Boulogne pour l'Association "Des carrés dans des ronds"

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